Le plus fin

Il y a le pli
Douloureux
Ou glisse la main
Entière et froide

Alentour
La prose tenue
Des nuits ordinaires

Les pinceaux de guitare
Qui me baignent
Dans l’eau du soleil

Puis viennent les questions
Avec les larmes du sommeil
Les cailloux dans la tête

L’absence a ma droite
Ou jamais ne dors
L’épreuve des contours

L’actualité d’une puissance
Les plaies qui scintillent
Et cette peau, la mienne

Qui me brûle
Et se reptile

Il y a le pli
Ductile

12 xi 2014

Eaubscure

 

J’ai teins la nuit

Bleue comme un agrume

 

Une commissure

Dans l’ombre

Où s’affaisse

L’argent blanc

 

Écouter lentement

S’allaiter le sommeil

Vers la lumière

 

Demeurer aussi

Dans la gencive

Une lame

 

L’ardent sanglot

Etrange lacet

Autour des paupières

 

Ne laisser

Que points bleus

Immuables

Sonner le triangle

Les cordes et l’eau…

 

L’écorce vive

Du fruit

L’imagination

 

De la lourde pulpe

Qui, étonnante

Nous tend

 

20 v-19 vi 2014

 

Sain

Pour N. C.

Princesse des bois des ronces et des genêts

Reine des bois des ronces et des genêts

Brûle moi

J.- L. Murat

 

 

Ma peau, dit-on
Est noueuse
Claire et tachée

Qu’elle peut pourrir
In interiore
À mes pieds
S’affaisser

Comme la terre,
Inexorablement,
Monte à la gorge

J’entends le corps
S’obturer
Par mes yeux infertiles

Je vois glisser
Le sang invisible
De l’eau
Esquisser l’avers
De l’ombre

Dans les plis
Secs de juin
Je…
À quel…
Se vouer ?

17 vi 2014