Sac

Vide
Au bord de tout
Vide au sommeil
A la nuit

Vide de mots
De pensées et de
Évidé de vie
Dévidé nu

Évier vide
Envie d’alter
Et l’autre obvie

Encre sèche
Buvard froissé
Voix raide
Peau rêche

Osseux, adipeux,
Haineux et mort
Vif et vent

(A) sac je suis (un)
Qui se sait
Et se dessèche

Synthétiquement pur
Fibres vides
Sans eau, ni enveloppe
Une variation de l’air

Une corde tendue
Du vide à l’évidence
En passant par levier
Du dégoût

Le goût laid
Du vide
Qu’au bord
Je rumine

23 xii 2014

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/520/69257179/files/2014/12/img_4600.jpg