Tant

Je n’ai plus le temps
Qui me manque
La boule noire
Au bout du monde
Sur la brique

Je ne sais plus
Ou s’étalent
Ni la faim
Ni la soif
De la fleur

Restent le monde
Plein je crois
L’inquiétude sourde
Les remords
Ou plutôt

Les lumières au plafond,
Des fleurs un peu frêles
Le pouls de la musique
Les cotes qui se resserrent

Le coton qui nous mange
Et toujours la pointe
Nacrée de l’attente
Le spasme alangui
De sel et d’eau

Qui siège
Peut-être la peur
Enfouie au début
La boule noire
Qui revient a la terre

Et qui obture soudain
Les plis du regard
Épuise les doigts
Et nous lève
Vers le sommeil

10 III 2015