Chocolat

Mais les eaux brunes du regard
Où dort le bruit de la mer
La terre fauve au fond des yeux
A. Pieyre de Mandiargues, Fleur du Japon

Ce soir j’ai cédé
Au plaisir suffoqué
De la pâte brune
Solide comme l’agrume

Cette nuit j’ai froissé
Tant de fois ma langue
Pour mieux y céder
En fondre la gangue

Que demain j’écrirai
Les mots de ma faim
De mes yeux blanchirai
Les vestiges d’airain

Et plus tard je saurai
Peut-être nommer
La saveur brune

De cette brume
Des lèvres articuler
Son souverain délai

16-27 iii 2008

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