La vie qui va avec

La poésie est pratique en ce moment. Elle s’enroule sur mes yeux, comme une écharpe qui se tord au vent. C’est une brume, qui m’exprime, me ravit et m’exalte. C’est un rivage dont j’ignore le sable, un goût dont j’ai perdu la trace. Quelque chose qui me manque, terriblement, comme un triangle sous la peau, un œil noir.

Dispersion

Fields of fire that passed the train
The sky is victorious but here comes the rain
Friday is taking me home again,
And I’ve nothing but you on my mind.

Faithless, Crazy English Summer

Le crépuscule est jaune
La terre a dissous
La lumière, rougeoie
Dans les hauts murs
Qui me suivent

Reste le vent
Le grand souffle
De mes nuages
Transparents

La nuit est grise
Et m’enveloppe
De son bruit

Elle me disperse
Me jette aux quatre
Roses du vent

Du marbre au sable
Je suis passé
Du sang à la sécheresse

À la petite éternité
D’une peau épuisée
Rongée par ses ombres

Jaune est la nuit,
Gris le crépuscule
Et court entre eux
Le sang vermeil
Et sinueux

31 viii-1 ix 2009

Faithless – Evergreen