pli

Son corps est sans fin
Et je vois le dessein
Le vertige du sablier

Faite d’angles
Elle égrène
Dans la lumière sable
D’un après-midi d’hiver
La folie de mon voir

Elle est la plainte
Aussi aigue
Que je suis nu

L’ immense faim
Qui me vient

31 janv.-1er fév. 2009

Hatred

Je suis un bois
Mort, ou sec
Comme l’abricot
De mon rêve

Je ne sens plus
Mon ombre
Mais je vois
La bruyère

D’un passé teint
Blanc des espoirs
Qui se faufile
Dans les lambeaux

Je suis le marbre
Froid des veines
Scellées dans le poignet
Étroit au fil du rasoir

Je n’ai plus de son
Un vide sans abîme
Une commissure
Étouffée du néant

11 x 2008

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Now playing: The Divine Comedy – Timestretched